Blog

13 novembre 2019

Quelle histoire te racontes-tu ?

Voici une semaine que je suis rentrée de mon voyage au Québec. Et j’ai enfin l’impression de me poser et de commencer à digérer la quantité d’informations et d’émotions que j’ai pu vivre durant ce voyage.

J’ai rencontré un grand nombre de personnes aussi inspirantes les unes que les autres dont mon mentor Martin Latulippe qui nous a offert un Mastermind d’une très grande qualité en apprentissages et plein de générosité. Pas un jour sans un ou plusieurs cadeaux surprises.

Aujourd’hui, j’ai l’élan de te parler de l’une de ces surprises qui m’a procuré un effet incroyable : il s’agit de la conférence de Danièle Henkel, femme d’affaires, conférencière et auteure qui nous a partagé son parcours d’entrepreneure. En l’écoutant, j’ai vécu un moment dont je me rappellerai toute ma vie, tellement il a été intense et inspirant. Mettre des mots sur mon ressenti est difficile : j’ai eu la sensation que mon cœur se mettait à grandir, grandir, tellement grandir qu’à un moment donné j’ai eu la sensation qu’il allait exploser et qu’il n’y aurait plus assez d’espace dans ma poitrine pour contenir les effets que je ressentais en écoutant son partage. Le point culminant a été sa manière de répondre aux questions du public, tout en douceur et dans une profondeur à laquelle je crois n’avoir jamais touché.

As-tu déjà vécu un moment tel que celui-ci ?

L’expérience aurait pu s’arrêter là. Mais elle s’est poursuivie d’une manière beaucoup moins agréable. Je me suis réveillée le lendemain matin angoissée et avec une sensation d’enfermement et de pression au niveau du torse et de la gorge. Cela s’est poursuivi tout au long de mon séjour. Chaque fois que j’avais décodé une des raisons qui me procuraient ce mal-être, et j’en ai découvertes plusieurs, je pensais retrouver enfin de la légèreté et de la liberté. Mais, hop, après quelques heures, mes sensations d’angoisse et d’étouffement revenaient.

J’ai finalement réalisé qu’en cherchant des explications, des croyances limitantes, des freins, des loyautés contraignantes, j’étais en train de nourrir une histoire. L’histoire de la fille qui se sent trahie et jugée, qui se sent toute petite et enfermée dans des schémas limitants et qui a peur d’exprimer qui elle est avec ses parts de lumière et d’ombres. Une histoire, avec un grand « H », de victimisation. Victime des circonstances, de ma généalogie, des autres, …. J’ai finalement compris qu’à chercher à tout prix des explications, je nourrissais une histoire qui ne procurait que peu d’améliorations à mon état émotionnel et qu’il devenait urgent de la changer pour reprendre mon pouvoir. Et là, j’ai compris Danièle Henkel et d’autres personnes rencontrées dans ce séjour qui ont cette capacité à se dépasser et la détermination nécessaire pour aller au bout de leur vision quelque soient les circonstances.

Attention, je ne suis pas d’affirmer que nous ne sommes pas influencés par notre histoire de vie et nos origines, mais je crois qu’il est nécessaire d’être attentif à ne pas se laisser enfermer dans celles-ci. Une fois adulte, nous avons toute latitude de tourner notre regard vers l’avenir, vers nos rêves et que nous avons tout à gagner de cesser de nous retourner et de nous complaire dans le passé. Je pense sincèrement que c’est un piège du développement personnel que de vouloir tout comprendre et aller chercher des raisons à l’extérieur. Les réponses pour notre bien-être viendront de notre intérieur, de notre capacité à changer d’état d’esprit et à réussir à se raconter des histoires inspirantes, qui nous donnent de l’énergie et nous motivent.

Alors quelles sont les histoires que tu te racontes ?

Sont-elles source de joie, d’épanouissement et de motivation ?

Si la réponse est oui, continue de te les réciter et si c’est non ? Alors change ton récit !

13 août 2019

Es-tu un pommier ou un figuier?

Durant ces dernières semaines, je me suis rendue plusieurs fois à la Fête des Vignerons de Vevey. Cet événement a lieu tous les 20 à 25 ans. C’est un hommage aux traditions vinicoles au travers d’un gigantesque spectacle (5500 figurants et 1200 bénévoles) et le couronnement des vignerons-tâcherons.

Imaginez une ville en fête pendant plus de trois semaines où vous avez accès à des caveaux qui n’ouvrent qu’à cette occasion-là et où vous croisez sans cesse les figurants du spectacles parés de leurs magnifiques costumes : les effeuilleuses avec leur chapeau pointu et leur robe au jupon coloré, les Cent-Suisses avec leur hallebarde, les étourneaux avec leurs grandes ailes et leur bec jaune, etc. ICI, vous accéderez aux images.

Cette foison d’habits aussi spectaculaires les uns que les autres m’a fait penser à tous ces déguisements et masques que j’ai pu porter et que parfois j’utilise encore dans mon quotidien : la bonne maman, la confidente, la bonne employée, la prof, etc.

Est-ce que nous travestir ainsi nous porte préjudice ?

Mon besoin d’authenticité me porterait à répondre oui. Et, en même temps, je crois que dans certaines circonstances c’est faire preuve de discernement que de se mettre dans certains vêtements.

Par exemple, si je reçois la visite de mon inspecteur, il me semble logique d’enfiler l’habit du bon prof, pour que cela se passe le mieux possible. De même que si j’ai un entretien d’embauche je vais plutôt mettre en avant mon côté bon employé, fiable et responsable que mes fragilités et mon manque de confiance en moi.

Par contre, parfois nous portons des déguisements dont nous n’avons pas conscience. Ces derniers peuvent générer des excès de fatigue, de la frustration et des déceptions. Pour ma part, je sais que je peux très vite endosser celui du prof, même quand c’est inadéquat. Je pense à une situation où une amie me parlait de ses difficultés de couple et où j’ai commencé à lui exposer mes théories pour l’aider à mieux comprendre sa situation. En fait, avec le recul, j’ai réalisé qu’elle avait certainement plus besoin d’empathie que d’un étalage de concepts.

J’ai également longtemps couru après les costumes de la perfection : être une maman parfaite, une épouse parfaite, une fille parfaite, une professionnelle parfaite, … quel leurre ! C’est juste une course épuisante qui n’amène que des insatisfactions et beaucoup de jugements négatifs sur soi. Ce n’était ni nourrissant, ni épanouissant.

Il me semble que nous nous déguisons chaque fois que nous agissons en fonction de références extérieures et non pas en lien à nos propres ressentis. Le grand challenge est d’être capable de se mettre en lien avec qui nous sommes vraiment. Comme le dit une amie : « Si j’essaie d’être un pommier alors que je suis une graine de figuier, il y a des chances pour que non seulement je m’épuise, mais aussi que je vive beaucoup de difficultés et de douleurs. »

  • Et vous, quels sont les déguisements qui vous fatiguent ?
  • Savez-vous quelle est l’essence de votre graine ?
13 juin 2019

Elle m’a dit: »L’analyse du fumier n’a jamais fait pousser la plante ».

C’est parce que mon père a …. Que ma mère n’a pas …. Qu’un enseignant a …. Que ma sœur est ….  Que j’ai été … Etc.

Lorsque nous faisons du travail sur soi, il nous arrive fréquemment de tomber dans le piège du pourquoi en expliquant nos difficultés du moment par les traumatismes vécus dans notre enfance. Nous disséquons les causes et les effets de circonstances et d’évènements plus ou moins blessants pour expliquer toutes les bonnes raisons que nous avons de vivre les désagréments actuels. Je viens de vivre cela avec plusieurs personnes que j’accompagne et observe à quel point cette habitude d’expliquer son présent par son passé peut bloquer notre évolution et nous freiner sur notre chemin d’épanouissement.

Loin de moi l’idée que nous pouvons nous passer de travailler sur les blessures de notre histoire ! Par contre notre guérison et notre libération ne viendront jamais d’une réponse à un pourquoi. L’analyse analyse et ne permet pas la rencontre qui guérit ou comme me l’a dit une thérapeute, il y a quelques années : « L’analyse du fumier n’a jamais fait pousser la plante. »

En fait je remarque que j’utilise le pourquoi pour m’éviter de ressentir la souffrance.

Et vous, faites-vous la même chose ?

Comme pour le serpent qui se met en danger à chaque mue, se libérer des vieilles peaux du passé nous demande du courage pour entrer dans un espace d’authenticité, de vulnérabilité de bienveillance et de tendresse. Ce n’est que lorsque nous sommes dans ce lieu d’amour que nous pouvons écouter notre blessure et aller à la rencontre de la personne qui nous l’a donnée parce qu’elle n’a pas pu, à un moment donné, nous offrir l’amour et la bienveillance que nous attendions. C’est la rencontre, l’écoute et l’amour qui guérissent et non pas l’analyse et la compréhension de chaque détail.

Alors êtes-vous prêt à prendre le risque de muer ? Quand allez-vous passer à l’action ?

Si vous avez besoin de soutien pour oser entrer dans cet espace de guérison, je peux vous accompagner en séance individuelle, à Bex, dans mon cabinet ou en ligne.

Les constellations systémiques et familiales sont également une manière très puissante et efficace de se libérer des charges du passé.

23 mai 2019

Quel pièce manque-t-il à votre puzzle ?

Quelle pièce manque-t-il à votre puzzle ?

Il y a 2 jours, j’observais mes petites filles qui assemblaient un puzzle. En regardant les pièces posées sur la table, j’ai tout de suite fait le parallèle avec toutes les parties que j’avais abandonnées au cours de ma vie pour rassurer mon entourage ou pour obtenir de l’attention, de la reconnaissance ou de l’amour.

Et comme il est difficile de visualiser l’image qui apparaîtra une fois le puzzle reconstitué.

Et finalement de la même manière qu’il est malaisé de visualiser l’image cachée derrière les pièces éparpillées d’un puzzle, il m’est devenu toujours plus difficile de savoir qui j’étais, à sentir à quoi j’aspirais et de quoi j’avais besoin pour m’épanouir et ressentir de la joie et du plaisir dans mes activités et mes relations. J’étais tellement éclatée et coupée, que toutes ces parties oubliées se sont mises à crier avec force, via des émotions, des sensations et des relations inconfortables. J’ai donc décidé de partir à leur recherche afin de reconstruire mon puzzle et de retrouver ma vraie image, celle de mon essence et de ma joie de vivre.

Mon portrait n’est pas encore pleinement reconstruit et le sera-t-il une fois complètement ? Je ne le sais pas et c’est sans importance. L’essentiel est d’avoir retrouvé mon élan de vie, du plaisir ainsi que d’avoir pu mettre du sens sur mon passé, sur mon présent et surtout de pouvoir me projeter dans un avenir plein inspirant et enthousiasmant.

Je crois profondément que la vie est un chemin d’évolution qui régulièrement nous offre des opportunités de découvrir des nouvelles piècesde notre puzzle et ainsi de nous approcher toujours plus de notre vraie nature et de l’exprimer pour notre propre plaisir et celui de notre entourage.

Et vous où en êtes-vous dans l’assemblage des pièces de votre puzzle ? Voyez-vous l’image se dessiner ou au contraire est-elle encore indéterminée ?

8 avril 2019

Coincée par mes doutes.

Coincée par mes doutes

Depuis trois jours, je me réveille chaque matin dans une énergie très basse : triste, peu de motivationet pleine de doutes sur ma vie professionnelle. Est-ce que mes actions ont vraiment du sens ? Et vont-elles contribuer, réellement, à plus de joie et d’amour sur cette planète ? Toutes ces tergiversations de mon mental m’amènent à procrastiner en fuyant dans la lecture de romans policiers, en surfant sur Facebook et en lisant les newsletter ou vidéos de personnes qui m’inspirent. Seulement, je n’en fais rien, j’admire, je nourris mon mental et je me déprécie en me comparant et alimente ainsi la spirale qui me maintient dans cette humeur chagrine.

Vous est-il déjà arrivé de vivre des passages à vide tels que celui-ci ?

Laissez-vous vos doutes prendre le pouvoir et vous coincer dans une position de « victimite aiguë » et de déprime ?

Comment sortir d’une telle crise de procrastination et de flottement ?

Pour ma part, je suis passée par différentes étapes pour m’en libérer :

  • J’ai écrit ce que je vivais, sans aucune censure, et cela m’a aidée à prendre conscience que je me complaisais dans la plainte et le négatif.
  • Deuxièmement, je suis allée courir dans la nature et cela m’a permis de me reconnecter à une énergie de vie plus joyeuse et positive.
  • J’ai pris un temps pour me mettre en lien avec ce à quoi je désire contribuer et retrouver ainsi une motivation.
  • J’ai aussi réalisé que ces émotions ne m’appartenaient pas, que j’étais loyale au fonctionnement de mon papa qui de tout temps s’est inquiété de l’avenir

J’ai donc fait un rituel pour, avec amour et considération, lui rendre ce qui lui appartenait et m’en libérer.

  • Ensuite,j’ai pu me remettre en action et vous écrire ce message. L’action, connectée à la contribution que nous désirons apporter au monde, est le moyen le plus efficace pour faire taire nos doutes et aller de l’avant.

J’espère que ce partage pourra vous aider, comme moi, à sortir desmoments difficiles et vous souhaite un printemps lumineux, joyeux et propice à l’éclosion de votre créativité.

De tout cœur,

Anne-Chantal

26 février 2019

Et dire que j’aurais pu passer à côté de ce cadeau!

Je te ferai un feedback demain, m’a dit mon mari à la sortie de ma conférence intitulée : « Se réaliser professionnellement à tout âge ? Oui c’est possible. »

Là, j’ai senti instantanément les battements de mon cœur s’accélérer, mon corps se crisper,  la peur m’envahir et mon petit vélo mental se mettre en route avec les : j’aurais dû, il aurait fallu, là tu n’étais pas claire, ni bonne, ni explicite, tu as oublié …, qu’est-ce que j’ai fait de faux, etc. Et pourtant, je sais qu’il est foncièrement bienveillant, constructif et de bons conseils dans les retours que je lui demande régulièrement.

Avez-vous, vous aussi, remarqué comme nous pouvons avoir peur du retour des autres, particulièrement de ceux à qui nous accordons du crédit ?
Et paradoxalement de quelle manière pouvons-nous manquer de bienveillance envers nous-même et être un critique intransigeant pour nous juger ?

Cette peur d’être pris en faute, je la connais bien. Souvent elle se cache derrière des habitudes et comportements tels que ceux-ci :

  • Vouloir être parfaite pour ne pas donner de prise à la critique, plus particulièrement la mienne. Cela génère beaucoup de pression et d’insatisfaction inutiles, car je réussis toujours à trouver une faille.
  • Voir le verre à moitié vide plutôt qu’à moitié plein, dans l’idée de toujours être meilleure et tendre à cette perfection.
  • Être dans le contrôle et déléguer avec difficulté pour s’assurer que les tâches seront faites selon mes exigences.
  • Me priver de belles expériences en restant dans ma zone de confort par peur de l’échec.
  • Me perdre dans les détails, car ce n’est jamais assez bien, assez complet, beau, …

Les personnes qui connaissent ces stratégies savent qu’elles bloquent et freinent notre énergie de Vie et n’amènent que peu de plaisir et de satisfaction dans notre quotidien.
N’est-il pas plus porteur de considérer nos « erreurs » comme des expériences riches et apprenantes pour avancer sur notre chemin vers plus d’AMOUR. Ne nous apportent-elles pas de nouvelles informations pour nous réorienter et faire des pas dans la direction de notre phare et de nos profondes aspirations.

Les feedbacks sont riches d’enseignement et une aide certaine pour progresser vers notre épanouissement. Dans le cas de ma conférence, non seulement j’ai reçu de nombreux compliments, mais en plus, mon compagnon m’a donné plusieurs idées pertinentes d’amélioration que vous découvrirez prochainement. Je suis pleine de gratitude !

14 février 2019

Oser déplaire!

Oser déplaire en osant partager notre vécu avec nos proches demande du courage et peut être très perturbant. Voici un poème qui parle de ce chemin de distanciation avec la loyauté aux croyance et habitudes de notre famille d’origine. Le poème ICI

14 février 2019

Soirée pour Soi-M’AIME

Des soirées à thèmes pour retrouver une paix intérieure et célébrer la belle personne que vous êtes. En savoir plus

10 janvier 2019

Journal intime d’un touriste du bonheur

J. Lehmann, l’auteur, nous parle de son voyage à la recherche du bonheur et nous partage les trois habitudes qui permettent de le faire entrer dans notre vie. En savoir plus ICI